LA
GEORGIE D’AUJOURD’HUI
Surface
69 700 km2
Relief
et climat
Les chaînes de montagne et les plateaux occupent 4/5 du territoire.
La structure géologique est complexe, diversifiant à
l’extrême les paysages. Le climat va du type méditerranéen
au type alpin avec de nombreux micro-climats, semi désertique,
sub-tropical…

Richesses
naturelles
Le sous sol est riche, les mines sont très variées (manganèse,
baryte, amiante, arsenic, avec quelques ressources en charbon et pétrole).
Les eaux minérales on souvent de remarquables propriétés
curatives (Bordjomi, Tskhaltoubo…)
Population
Les Géorgiens sont environ 5 300 000 soit une densité
de moins de 80 habitants au km2. La composition ethnique fait apparaître
une majorité de près de 70% de Géorgiens proprement
dits, 9% d’Arméniens, 7% de Russes, 5% d’Azéris,
3% d’Ossètes et 1% d’Abkhazes.
La capitale est Tbilissi, qui compte environ 1,3 million d’habitants
?

Agriculture
Elle est riche et très développée. Le climat permet
la culture de la vigne, du thé, des agrumes, du tabac et d’autres
plantes industrielles. A l’époque soviétique, la
Géorgie fournissait la presque totalité du thé,
des agrumes et des vins de qualité de l’URSS.
La
Géorgie,
aperçu historique.
Les activités productives (agriculture, apiculture, viticulture
et élevage) apparurent très tôt en Géorgie,
il y a environ 8.000 ans.
Dès l’antiquité on trouve des traces de civilisation,
on trouve les premiers signes de la culture du froment et l'art de travailler
le métal.
Au VIème siècle avant notre ère,
les Grecs installent des comptoirs sur le littoral caucasien de la Mer
noire, il existait déjà un premier royaume Géorgien
: La COLCHIDE.
Au IVème siècle, se forme un second royaume
dans l'est du pays : L'IBERIE.
Dans la seconde moitié du Ier siècle,
de notre ère, les 2 royaumes furent conquis par les Romains.
Les deux royaumes, après s'être débarrassés
de l'occupation militaire restèrent alliés des Romains.
Au 337, la Géorgie reconnut le christianisme
comme religion officielle.
Du Vème siècle au VIIème siècle,
lutte contre les Perses, Byzance et les arabes.
Du VIIIè au IXè la féodalité
s'affirme sous la forme de plusieurs petits royaumes tantôt indépendants,
tantôt vassaux.
Au cours du Xè siècle, sous l'égide
de la dynastie des Bagration, la réunification du pays s'effectue
peu à peu.
En 978, le roi Bagrat III devient
le roi de la Géorgie réunifiée.
En 1080, les turcs seljoukes arrivant
des steppes de l'Asie Centrale envahissent le Caucase et attaquent la
Géorgie.
David le Constructeur, unissant toutes les forces du
Caucase, déclenche en 1120 l'offensive victorieuse
contre les Turcs. En 1121, Tbilissi est libérée.
Au XIIè siècle, la Géorgie connaît
son apogée, sous le règne de la reine THAMAR (1184-1213).
La Géorgie devient l'une des grandes puissances du Moyen-Orient.
Tous les états du Caucase sont protégés par le
royaume de la Géorgie qui repousse Turcs et Perses.
Malheureusement, au XIIIè siècle, les
Mongols envahissent le Caucase, semant la mort et la désolation.
Leur domination dure jusqu'au début du XIVè siècle,
les hordes de Tamerlan, au cours de 9 campagnes meurtrières,
ruinèrent le pays.
Du XVème au XVIIème siècle, la
Géorgie est le théâtre de l'affrontement permanent
de l'empire Ottoman et de l'empire Perse.
En 1783, IRAKLI II signa un traité d'amitié
avec Catherine II de Russie. En effet, les Géorgiens
orthodoxes préféraient la Russie orthodoxe à la
Turquie et à la Perse musulmanes. Mais la Russie n'avait qu'un
seul but : l'extension de son empire vers le sud. La Russie laissa les
invasions turques et persanes affaiblir la Géorgie et en 1801,
malgré le Traité de paix signé, la Géorgie
fut annexée et devint une province de l'empire de Russie.
Le régime tsariste appliqua une rigoureuse politique colonialiste
d'assimilation (déportation de la noblesse et de la famille royale,
élimination de la langue géorgienne des administrations,
répression des mouvements démocratiques).
Malgré les nombreux soulèvements de 1804, 1812,
1819, 1820, 1832, 1857, 1865, la Géorgie resta sous
la domination russe.
La fin du XIXè siècle fut l'époque
de la résurrection de « l'âme nationale » dans
laquelle naissait l'espoir de la restauration de l'indépendance.
Le 26 mai 1918, après le coup d'état
des bolcheviques en Russie, la Géorgie déclara son indépendance
sous la direction du parti Social-Démocrate de Géorgie.
Le gouvernement dirigé par Noé JORDANIA
mis en pratique des reformes sociales avancées, une réforme
agraire de distribution des terres, un développement économique,
adopta une constitution démocratique (vote des femmes, autonomie
politique pour les minorités nationales etc), fit voter des lois
sociales (journée de travail de 8 heures, interdiction du travail
des enfants, etc), et se fit reconnaître au niveau international.
Malgré un traité d'amitié avec la Russie soviétique
signé en mai 1920, en février 1921
les troupes russes avec les troupes turques envahirent la Géorgie.
De 1922 à 1936, la Géorgie, avec l’Arménie
et l’Azerbaïdjan fait partie de la République Transcaucasienne.
La Constitution de 1936 recrée les républiques nationales.
En 1941, les Géorgiens furent mobilisés
dans l'armée Rouge (700 000 soldats sur 3 500 000 habitants).
Jamais la Géorgie ne fut occupée par les troupes allemandes,
mais les troupes géorgiennes furent envoyées sur les champs
de batailles les plus meurtriers (sur les 700 000 soldats mobilisés
350 000 périrent).
De 1950 aux années 80, la Géorgie connut
une période de développement relatif, permettant aussi
le développement des idées autonomistes et indépendantistes.
En 1991, profitant de l'effondrement de l'URSS, la
Géorgie retrouve son indépendance, mais son président,
Gamsakhourdia, par une politique dictatoriale et ultra-chauvine,
déclenche des conflits armés avec les minorités
nationales habitant la Géorgie depuis des siècles (Ossètes
du sud et Abkhazes) provoquant une guerre civile et plongeant le pays
dans un chaos économique, accentué par la désorganisation
de l'ex-URSS.
En mars 1992, après avoir renversé Gamsakhourdia,
l'opposition appelle Edouard CHEVARDNADZE (l'un des
théoricien de la Perestroïka et ex-ministre des Affaires
Etrangères de Gorbatchev) pour diriger le pays.
En octobre 1992, CHEVARDNADZE, lors d'élections
démocratiques, est élu président de la République
de Géorgie.
Janvier 1994, Edouard CHEVARDNADZE est reçu
officiellement par le président et le gouvernement français
et la Géorgie est reconnu par l'ONU.
Mais de graves problèmes économiques (faibles capitaux,
industrie pratiquement détruite, 30 à 40 % de chômeurs,
bas salaires, 300 000 réfugiés d'Abkhazie) de démocratie
(institutions démocratiques absentes, poids des administrations
héritées des soviétiques, poids des clans affairistes)
la situation semble difficile à se stabiliser. La Géorgie
essaye de devenir un état moderne et d'adhérer à
l'Europe tout en gardant de bonnes relations avec tous ses voisins.
Le 27 avril 1999, la Géorgie entre dans le Conseil
de l'Europe.
L’état économique du pays continue à se dégrader
et pour la première fois de sa longue histoire, le pays voit
une émigration économique très importante.
Novembre 2003, la « révolution de velours
», remettant le résultat des élections législatives
amènent la démission du président E. CHEVARDNADZE
sans effusion de sang.
Le 4 janvier 2004, Mikhaïl SAAKACHVILI est élu
président de Géorgie.
Thierry BERICHVILI.
Président de l’Association Française
Culturelle et d’Amitié avec le Peuple
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